Leurre Crankbait Gunki Dogora F

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GUNKI

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Notre volonté est de valoriser la liberté de parole. Nous certifions que la totalité des tests n’est soumise à aucun sponsor ou partenaire qui nous rémunère pour la réalisation de ceux-ci.

 

note de la rédaction

sous-notes

construction performances performances / prix

points forts

  • Polyvalence
  • Prix
  • Un leurre hybride entre le crankbait et le jerkbait

points faibles

  • Emmêlement du triple ventral avec le bas-de-ligne fréquent
  • Tenue des colories
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Testeur : 

Hugo B – Non sponsorisé

Usage du test :

Pêche du carnassier 

Donnees constructeur :

65 mm – 12g – Bruiteur – Flottant – Profondeur nage : 1.5m

Au sein de la gamme proposée par Gunki on distingue un leurre de saison nommé le Dogora. Je le considère comme un leurre d’époque par rapport à la famille de leurres qu’il représente. En effet, comment le classer ? Pour certains c’est un crank, d’autres parlent de petit jerk à bavette bien que la marque le décrive comme un « shallow crankbait ». Tous ces types de leurres permettent des pêches rapides qui s’apparentent vraiment aux pêches de début de saison à la recherche des poissons actifs en Power Fishing. En effet, je vais revenir plus en détail sur son utilisation par la suite mais afin d’utiliser au mieux le leurre durant le test j’ai opté pour un ensemble medium, à savoir une canne 7-21g avec un moulinet de taille 2500 garni d’une tresse 12 centièmes, terminée par une longueur de canne de fluorocarbone en 28 centièmes.

Le Dogora se voit donc proposer des caractéristiques communes à plusieurs typologies de leurres, que nous allons voir ensemble point par point. Premièrement, le leurre mesure 6,5cm de long, on peut donc dire qu’il est plutôt passe-partout puisque c’est une taille de poissons fourrages très représentée sur nos cours d’eau auvergnats. Par ailleurs, en regardant le leurre de profil, en voyant seulement la surface plane, on a l’impression d’être en présence d’un crankbait. Alors qu’en le faisant pivoter, on observe très vite ses flancs très marqués et extrêmement plats qui donnent donc au leurre la particularité de ressembler à la fois à un crank et à un jerk. La sonorité du leurre quant à elle est très spécifique. C’est un bruit agressif provoqué à chaque mouvement du leurre dans l’eau. Ceci est possible grâce à des billes positionnées à l’intérieur du leurre. De plus, on retrouve sur le Dogora des yeux arrondis, plutôt imposants par rapport à la taille du corps. C’est un signal visuel pour les carnassiers importants à ne pas négliger et Gunki ne l’a pas oublié ! En inspectant le leurre, on réalise également que les yeux en 3D sont collés directement dans un emplacement qui leur est destiné. Que ce soit pour le carnassier ou pour un puriste de matériel, comme moi, les yeux donnent quelque chose d’attractif en plus au leurre. Suivant la peinture qui le recouvre la couleur des yeux est différente.

 
Concernant les détails, on notera également la présence de petites nageoires seulement sur certains coloris. Cependant, la présence de branchies en relief ou encore l’inscription « Gunki » sont imprégnés sur le leurre de façon systématique. Ensuite, quelque chose qui peut paraître simple voir inutile, mais qui a mon sens est très pratique : le nom du leurre marqué sur le dos. C’est toujours sympathique pour s’y retrouver quand on a des boîtes pleines à craquer. Il aurait été appréciable que Gunki aille jusqu’au bout en terme de finitions sur ce leurre avec la présence de nageoires sur l’ensemble de la gamme, et des traits plus marqués sur la silhouette du leurre. De plus, une bavette assez petite par rapport à la taille du leurre est placée à l’avant de celui-ci. Orientée à environ 45° vers le bas, elle est de forme rectangulaire. On notera également qu’elle est directement ancrée dans le leurre. Toujours en fonction des coloris, les bavettes sont soit totalement transparentes soit légèrement mates.

 
Actuellement, 9 coloris sont disponibles sur le catalogue Gunki. En effet, ils sont assez complémentaires puisqu’on retrouve à la fois des coloris imitatifs mais aussi certains moins naturels. On a donc une belle gamme de coloris à notre disposition, qui permet d’essayer de s’adapter à plusieurs situations et aux différentes configurations auxquelles on peut faire face. Malheureusement les coloris représentent également un des défauts majeurs de ce leurre puisqu’ils se détériorent très vite et le moindre choc subaquatique écaille la peinture. Enfin, 2 hameçons triples équipent le Dogora. Ils sont de taille correcte et permettent de pouvoir capturer toutes les espèces de carnassiers sans pour autant risquer de se faire ouvrir sur un beau poisson.

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En action de pêche, le Dogora m’a permis de pêcher dans bon nombre de situations comme nous allons le voir ensemble. La densité du leurre fait qu’il est flottant et je m’en suis servi pour des pêches en Power Fishing. C’est-à-dire, soit en linéaire simple, soit en linéaire ponctué de pauses plus ou moins longues, afin de jouer sur la remontée du leurre dans la couche d’eau grâce à sa flottaison. Pour cela, j’ai principalement pratiqué la pêche en float-tube, en me plaçant à une vingtaine de mètres face à la bordure et en lançant contre la berge et les obstacles qui s’y trouvent.

 
Dans la majorité des cas, ce sont des perches qui ont répondu présentes, mais cependant le leurre m’a permis de prendre quelques brochets et la tenue des coloris en a fait les frais. Justement, la peinture est un point qui m’a un peu déçu car elle s’use très rapidement. En effet, j’ai remarqué qu’entre les poissons avec les dents aiguisées, les chocs contre les pierres et le rangement dans les boîtes, les leurres ont vu leur peinture s’écailler assez rapidement. Grâce à une profondeur de nage autour de 1m50, le Dogora m’a permis de pêcher dans la majorité des cas en jouant simplement avec l’inclinaison de la canne. Dès que je me trouvais dans des endroits plus profonds, j’ai remarqué qu’il ne fallait pas hésiter à plonger son sillon dans l’eau et seulement faire du « lancer-ramener ». Inversement, dans les endroits typés « shallow » avec moins d’eau, le simple fait d’orienter la canne vers le haut m’a permis de m’adapter à ces postes.

  
Comme évoqué précédemment dans la partie construction, l’une des particularités de ce leurre est donc de présenter plusieurs typologies de leurres durs à la fois. Pour la partie crankbait comme je l’ai dit, il ne faut pas hésiter à procéder à du linéaire. Par ailleurs, l’autre particularité remarquable du Dogora est qu’il possède des flancs extrêmement plats. Au début où j’ai commencé à pêcher avec, je n’ai pas exploité ce point suffisamment. Ce n’est qu’après quelques sessions, que j’ai commencé à effectuer des coups de cannes ou de petits « jerks » afin de désaxer le leurre. De plus, son comportement dans les courants plutôt forts est très appréciable. Toutefois, j’ai également remarqué un autre petit souci en action de pêche lors des lancers. En effet, le triple placé à l’avant du leurre se prend trop fréquemment avec le bas-de-ligne ce qui gâche parfois quelques lancers. Clairement, le Gunki Dogora est un leurre qui a réussi à convaincre un bon nombre de perches et quelques brochets durant l’utilisation que j’en ai eu. Il présente donc une forme de polyvalence appréciable, surtout lors de pêches rapides en début de saison.

Pour disposer du Dogora de Gunki dans vos boîtes, il vous faudra vous acquitter d’une somme de 8.90 euros, soit un peu moins de 10 euros. Le prix est donc convenable au vu de la capacité de ce leurre à pouvoir s’adapter à plusieurs poissons et typologies de postes. Gunki inscrit le Dogora dans la continuité de ce qui est présenté dans leur gamme depuis plusieurs années, à savoir des leurres efficaces et bons marchés mais dont les caractéristiques esthétiques ne rivalisent pas avec un leurre plus haut de gamme. Malgré tout c’est un leurre d’une efficacité non négligeable et qui peut être utilisé de plusieurs façons que ce soit en lance/ ramener, en linéaire avec des pauses ou même avec de légers twitchs. C’est pourquoi je le conseille aux débutants comme aux expérimentés de la pêche aux leurres.

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points forts

  • Polyvalence
  • Prix
  • Un leurre hybride entre le crankbait et le jerkbait

points faibles

  • Emmêlement du triple ventral avec le bas-de-ligne fréquent
  • Tenue des colories

Conclusion

Le Gunki Dogora s’inscrit comme un leurre à tout faire puisque n’importe quelle animation peut lui être administrée. Sa capacité d’adaptation aux différents biotopes et la possible capture de plusieurs carnassiers différents révèlent la polyvalence qui réside dans ce leurre. Par ailleurs, son prix d’achat très convenable et c’est un autre élément à ne pas négliger. Malgré l’esthétisme qui n’est pas des mieux fini, il permet de s’adapter à bon nombre de situations car il s’agit d’un leurre hybride entre un crankbait et un jerkbait. Et ce n’est pas tout, puisqu’une gamme de 9 coloris vient accompagner le leurre pour essayer de trouver la solution du jour!