Basic et basique " />

TURLUTTE DTD DIAMOND OITA 9CM

Tests Mer > Leurres Mer > Leurres Souples Mer

 

 

 

 

Rappel Fishandtest : Les tests sont réalisés avec modestie, simplicité et passion. Notre volonté est de valoriser le partage d'expérience, nous n’avons en aucun cas la prétention de proposer des vérités absolues. Un test, dès lors qu’il est réalisé par un être humain, est en partie subjectif, la perception des choses étant propre à chaque individu. En revanche, nous pouvons vous certifier que la totalité des tests n’est soumise à aucun sponsor ou partenaire, nous prônons en effet la neutralité et la liberté de parole.

  

  

 

 

 

Testeur : Nicolas J - Non Sponsorisé

  

Usage du Test : Pêche des calamars en Bretagne Sud Ouest

  

Données constructeur :  96 mm - taille #3.0 - vitesse 4.5 s/m - 16,2 g

  

  

  

  

La marque croate DTD est spécialisée dans la fabrication de matériel dédié aux céphalopodes. Malgré la main-mise des grandes marques sur le marché, DTD continue à se développer et à proposer de nouveaux produits. Parmi eux, le modèle DTD Diamond Oita que j’ai testé pour vous dans nos eaux bretonnes.

 

 

 

construction

 

 

 

Données constructeur :
 
La marque DTD propose la Diamond Oita en sept tailles allant de #1.5 à #4.0 et déclinées en six coloris par taille. Pour ce test, j’ai choisi le modèle 3.0 qui possède une vitesse de descente de 4,5 secondes par mètre et un poids de 16 grammes. Ce modèle est comparable à une turlutte dite « basic ».

  

  

 

 

Le corps :
 
La Diamond Oita possède un corps ovale aux formes longilignes. Ses flancs sont totalement arrondis et correspondent à l’identique à une turlutte dite « standard ».
 
Le tissu peu commun, d’où son originalité, est tressé avec deux grosses fibres : une fibre synthétique blanche associée à une fibre brillante « flash » (cette fibre est souvent utilisée sur les teasers de jig, mitraillette ou même pour des leurres durs).
 
Ce tissu est fixé seulement à chaque extrémité de la turlutte. Malheureusement, cela a un impact négatif sur sa durée de vie.
 
La turlutte est plombée par un lest profilé situé à l’avant du leurre. Aucune information n’est mentionnée sur sa composition.
 
Derniers détails : deux petites plumes sont fixées directement au corps en plastique de chaque côté. Malheureusement, par simple tirée lors du test, celles-ci se sont arrachées entièrement de leur système de fixation, tout comme les yeux !

  

   

 

 

 

Armement :
 
Un double panier muni de 12 pointes sur chaque est fixé solidement au corps. L’affûtage des piquants est globalement au rendez-vous. Cependant les paniers se déforment facilement lors des accrochages.
 
Les deux paniers n’apportent rien de nouveau dans le monde de l’Eging mais m’ont tout de même surpris car aucune tâche de rouille n’est à constater même après plusieurs pêches en milieu marin.

  

  

 

 

 

Coloris :
 
Le choix de couleurs proposées par DTD est relativement basique : une gamme composée de six coloris avec une base blanche pour tous, des déclinaisons qui se jouent sur le dos de la turlutte et à l’avant de celle-ci. Le choix est simple, voire simpliste, mais avec des coloris essentiels, pertinents et qui ont fait leurs preuves (bleu, rose, rouge, vert…).
 
Le corps dur de la turlutte est phosphorescent et réagit à la lumière tout comme certains coloris qui réagissent aux lumières UV. Hélas, après plusieurs utilisations, on s’aperçoit vite que la peinture sur le dos de la turlutte a tendance à partir notamment à cause des frottements.

  

  

 

 

 

 

DTD propose un produit simple de fabrication et de conception. L’utilisation d’un tissu plus « grossier » est intéressant. Cependant des points négatifs existent et ne sont pas négligeables comme la peinture qui a tendance à s’effacer ou encore une fixation quelque peu douteuse des plumes et des yeux.

 

 

 

performances

 

 

Pour ce test, j’ai utilisé un matériel adapté type Médium Light composé d’une canne de 220 centimètres d’une puissance de 5 - 18 grammes équipée d’un moulinet en taille 2500.

  

  

 

 

Distance et précision de lancer :
 
La Diamond Oita se lance relativement bien sans avoir besoin de forcer pour le modèle #3.0 grâce à ces formes profilées. Néanmoins, les lancers précis restent rares car tout le poids se trouvant centralisé au même endroit, elle aura tendance à se désaxer lorsque les vents sont de travers.

 

 

 

  

Profondeur de nage et animations :
 
La Diamond Oita 3.0 possédant une vitesse de descente équivalente à celle d’une turlutte dite basic, il faut l’utiliser dans des profondeurs moyennes de maximum six mètres. Malheureusement, quand la météo se gâte, elle devient très compliquée à utiliser car il est difficile d’ajouter de la plombée supplémentaire.
 
Concernant l’animation de cette turlutte, rien de bien compliqué : Je vous conseille une technique japonaise appelée Bichi Bachi qui consiste à jerker la turlutte une fois que celle-ci touche le fond. La partie la plus importante est la pause généralement exécutée tous les 3 jerks avec des pauses allant de 5 secondes à 30 secondes voir plus suivant l’activité ; c’est à ce moment-là que le céphalopode vient attaquer la turlutte.

  

  

 

 

Utilisation et efficacité :
 
J’utilise la Diamond Oita quelle que soit la saison à partir du moment où les céphalopodes sont suffisamment gros ou alors actifs pour s’attaquer à une turlutte #3.0. Généralement, cela revient à l’utiliser la plupart du temps mi-décembre jusqu’à fin janvier puis à la fin du printemps. Bien sûr tout cela va dépendre du spot pêché.
 
Niveau efficacité, j’ai été franchement déçu. Dans des conditions où d’autres turluttes de coloris similaires étaient efficaces, le résultat a été systématiquement faible sur l’encornet par rapport à la concurrence. Cependant elle reste tout de même intéressante sur les seiches, un céphalopode moins regardant et très opportuniste. De longues pauses de plusieurs minutes sur le fond déclenchent le plus souvent une attaque. Mais cela est vrai avec la majorité des turluttes.

  

  

La Diamond Oita est une turlutte très basique et fragile. Les résultats sont restés très maigres tout au long de la saison. Cause principale à mon sens : conception globale trop simpliste pour des spots avec une pression de pêche importante.

 

 

 

rapport performances / prix

 

 

À plus de 13 euros pièce, la DTD Diamond Oita est néanmoins une turlutte que l’on peut classer entre bas et moyenne gamme. Même si elle est tout de même plus travaillée qu’une turlutte premier prix, elle ne possède aucune technologie ou particularité semblable aux leurres de moyenne gamme. De plus, avec une peinture qui s’écaille vite, des yeux et des plumes à faible tenue et un armement qui se tord facilement, le prix est exagéré pour un produit d’une qualité aussi douteuse. Cette turlutte est tout de même efficace sur une espèce en particulier : la seiche.

 

 

POINTS FORTS

POINTS FAIBLES

CONCLUSION